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"...Je dois apprendre aux curieux..." di Xavier de Maistre



Chi frequenta il mio blog sicuramente avrà visto almeno una volta la trasmissione "Passpartout" del bravissimo ed elegante Philippe Daverio.

Ma vi siete mai chiesti cos'è la scenografia nella quale Daverio parla?
Si tratta della prima pagina di un'opera del conte Xavier de Maistre, "Expédition nocturne autour de ma chambre" (Spedizione notturna attorno alla mia camera).
Ne riporto qui di seguito la biografia.



Chambéry, 8 novembre 1763 – San Pietroburgo, 13 giugno 1852

E' stato uno scrittore e militare sabaudo, nato in Savoia.

Era il prediletto fratello minore del conte Joseph de Maistre, scrittore apologista cattolico, reazionario e ultramontano, di gran fama ai suoi tempi. Xavier, che deve la celebrità al suo primo romanzo, il Viaggio attorno alla mia camera, fu una delle tipiche poliedriche personalità vissute nel movimentato periodo a cavallo tra il 1700 e il 1800, tra la Rivoluzione Francese e Napoleone. Tra i suoi numerosi interessi vi fu l’aeronautica, che lo portò a compiere con un amico un’ascensione in pallone aerostatico (mongolfiera), a Chambery, il 5 maggio 1784, e di cui scrisse una relazione. Altro suo grande fu la pittura, che praticò con discreto successo, al punto che poté aprire a Mosca uno studio di pittore ritrattista.
Soldato coraggioso e convinto, non fu cieco davanti alle atrocità della guerra, e, dopo aver combattuto Napoleone invasore della Russia, descrisse nelle sue lettere l’orrore della ritirata della Grande Armata.

Passò spensieratamente gli anni della giovinezza a Torino, allora capitale del regno sabaudo, o nelle fortezze di Exilles e Fenestrelle, dove «fece coscienziosamente la vita di guarnigione», come ebbe a dire a Sainte-Beuve. La vigilia del Carnevale del 1790, a causa di un duello, fu messo agli arresti domiciliari per 42 giorni, arresto che, a suo dire, fu l’occasione che gli diede la celebrità con la composizione del celebre opuscolo. Nel frattempo avanzavano i Francesi della Rivoluzione, invadendo dapprima la Savoia, il luogo natio di Xavier, da cui sarà a lungo escluso, e poi il Piemonte. Xavier combatté contro di loro dapprima con gli Austriaci di François Christophe Kellermann e quindi agli ordini del maresciallo russo Aleksandr Vasil'evič Suvorov, mentre il fratello letterato curava a Losanna l’edizione del Voyage, facendolo conoscere a un vasto pubblico. Nel 1800 lo zar Paolo I di Russia richiamò in patria e mandò in esilio il generale Aleksandr Vasil'evič Suvorov, nonostante fosse considerato invincibile. Fedele come sempre nella disgrazia, Xavier seguì il generale a San Pietroburgo e decise di rimanere in Russia, dove si sposò e visse felice per molti anni. Sotto lo zar Alessandro I ebbe il grado di colonnello e viaggiò e combatté nel Caucaso contro i Ceceni, in Georgia contro i Turchi e in Finlandia, dove finalmente si stancò della carriera militare.

Nel 1826 tornò in Savoia e nella sua amata Torino, ben dopo la caduta di Napoleone, e scoprì di essere diventato famoso grazie anche alla pubblicazione delle altre sue opere, che il fratello Joseph aveva corretto dagli inevitabili italianismi.

http://it.wikipedia.org/wiki/Xavier_de_Maistre

E qui di seguito il capitolo primo dell'opera.


CHAPITRE PREMIER.

Pour jeter quelque intérêt sur la nouvelle chambre dans laquelle j'ai fait une expédition nocturne, je dois apprendre aux curieux comment occupations dans la maison bruyante que j'habitais, je me proposais depuis longtemps de elle m'était tombée en partage. Continuellement distrait de mesme procurer dans le voisinage une retraite plus solitaire, lorsqu'un jour, en parcourant une notice biographique sur M. de Buffon, j'y lus que cet homme célèbre avait choisi dans ses jardins un pavillon isolé, qui ne contenait aucun autre meuble que le fauteuil et le bureau sur lequel il écrivait, ni aucun autre ouvrage que le manuscrit auquel il travaillait.

Les chimères dont je m'occupe offrent tant de disparate avec les travaux immortels de M. de Buffon, que la pensée de l'imiter, même en ce point, ne me serait sans doute jamais venue à l'esprit sans un accident qui m'y détermina. Un domestique, en ôtant la poussière des meubles, crut en voir beaucoup sur un tableau peint au pastel que je venais de termine; et l'essuya si bien avec un linge, qu'il parvint en effet à le débarrasser de toute la poussière que j'y avais arrangée avec beaucoup de soin. Après m'être mis fort en colère contre cet homme, qui était absent, et ne lui avoir rien dit quand il revint, suivant mon habitude, je me mis aussitôt en campagne, et je rentrai chez moi avec la clef d'une petite chambre que j'avais louée au cinquième étage dans la rue de la Providence. J'y ils transporter dans la même journée les matériaux de mes occupations favorites, et j'y passai dans la suite la plus grande partie de mon temps, à l'abri du fracas domestique et des nettoyeurs de tableaux. Les heures s'écoulaient pour moi comme des minutes dans ce réduit isolé, et plus d'une fois mes rêveries m'y ont fait oublier l'heure du dîner.

O douce solitude ! j'ai connu les charmes dont tu enivres tes amants. Malheur à celui qui ne peut être seul un jour dans sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même!

Je l'avouerai toutefois, j'aime la solitude dans les grandes villes; mais, à moins que d'y être forcé par quelque circonstance grave. comme un voyage autour de ma chambre, je ne veux être ermite que le matin; le soir, j'aime à revoir des faces humaines. Les inconvénients de la vie sociale et ceux de la solitude se détruisent ainsi mutuellement, et ces deux modes d'existence s'embellissent l'un par l'antre.

Cependant l'inconstance et la fatalité des choses de ce monde sont telles, que la vivacité même des plaisirs dont je jouissais dans ma nouvelle demeure aurait dû me faire prévoir combien ils seraient de courte durée. La révolution française, qui débordait de toutes parts, venait de surmonter les Alpes, et se précipitait sur l'Italie. Je fus entraîné par la première vague jusqu'à Bologne. Je gardai mon ermitage, dans lequel je fis transporter tous mes meubles, jusqu'à des temps plus heureux. J'étais depuis quelques années sans patrie, j'appris un beau matin que j'étais sans emploi. Après une année tout entière passée à voir des hommes et des choses que je n'aimais guère, et à désirer des choses et des hommes que je ne voyais plus, je revins à Turin. Il fallait prendre un parti. Je sortis de l'auberge de la Bonne Femme, où j'étais débarqué, dans l'intention de rendre la petite chambre au propriétaire et de me défaire de mes meubles.

En rentrant dans mon ermitage, j'éprouvai des sensations difficiles à décrire : tout y avait conservé l'ordre, c'est-à-dire le désordre dans lequel je l'avais laissé : les meubles entassés contre les murs avaient été mis à l'abri de la poussière par la hauteur du gîte; mes plumes étaient encore dans L'encrier desséché, et je trouvai sur la table une lettre commencée.

Je suis encore chez moi, me dis-je avec une véritable satisfaction. Chaque objet me rappelait quelque événement de ma vie, et ma chambre était tapissée de souvenirs. Au lieu de retourner à l'auberge, je pris la résolution de passer la nuit au milieu de mes propriétés. J'envoyai prendre ma valise, et je ils en même temps le projet de partir le lendemain, sans prendre congé ni conseil de personne, m'abandonnant sans réserve à la Providence.










Illustrazioni da "Expédition nocturne autour de ma chambre"

3 commenti:

AnnaLivia ha detto...

Il m'arrive souvent de regarder cette émission sur le site de la RAI pour pratiquer mon italien. J'avais aussi noté cette citation de Xavier de Maistre.
Bon weekend,
a presto!

Tamcra ha detto...

Ciao, ben tornata!
Anch'io seguo Passepartout di Daverio, mio avviso uno dei migliori programmi sull'arte mai trasmessi...

Edmea ha detto...

Grazie a tutti per i commenti.

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